Le Top 100 Favikon Finance, Investing & Trading sur LinkedIn France : méthodologie, classement complet et enjeux de visibilité pour les experts-comptables.
Le 7 septembre 2026, Favikon a publié son Top 100 France de la catégorie « Finance, Investing & Trading » sur LinkedIn. Cent profils classés selon un score sur 100, du dirigeant de grand groupe à l’indépendant qui publie chaque semaine sur son expertise. Parmi eux, Valentin Tonti Bernard, cofondateur de Liberall Conseil, occupe la 80e place générale, mais surtout la 6e place de la catégorie « Accounting & Bookkeeping - France ». Un classement de ce type dit peu de choses en lui-même. Il en dit beaucoup plus une fois qu’on comprend comment il est construit, et ce qu’il révèle sur la façon dont la crédibilité se construit désormais en ligne dans les métiers du chiffre.
Favikon est une plateforme française de marketing d’influence fondée en 2018 par Jérémy Boissinot et Joni Shkurti, lancée officiellement en langue française début 2020. Sa promesse d’origine : remplacer le nombre d’abonnés, souvent trompeur, par une mesure plus fine de l’influence réelle d’un créateur de contenu. Depuis, l’entreprise a construit sa notoriété sur ses classements LinkedIn, avant d’étendre son analyse à Instagram, YouTube, TikTok et X. Elle publie depuis 2021 des classements par pays et par secteur d’activité, dont ce Top 100 Finance, Investing & Trading pour la France.
L’Authority Score affiché sur chaque profil (100.0 pour la première place de ce classement, 82.1 pour Valentin Tonti Bernard) additionne trois composantes : l’audience, l’engagement et les vues générées par le contenu. Chaque composante est notée selon la méthode des centiles, c’est-à-dire en comparant la performance d’un créateur à celle de ses pairs de la même catégorie plutôt qu’en valeur absolue. Un score de 93 signifie littéralement que le profil fait mieux que 93 % des comptes de sa catégorie, pas qu’il a un nombre d’abonnés donné. L’engagement pèse plus lourd que la taille de l’audience dans le calcul final, ce qui explique pourquoi certains indépendants au rayonnement plus modeste devancent des dirigeants aux communautés bien plus larges.

Un classement Favikon ne remplace ni la compétence technique ni la réputation construite sur le terrain. Il apporte autre chose : un repère externe et daté, construit par un tiers, à un moment où la confiance d’un prospect se forme de plus en plus souvent avant le premier rendez-vous, en lisant ce qu’un professionnel publie. Pour un cabinet d’expertise comptable, apparaître dans ce type de classement fonctionne comme une preuve sociale supplémentaire, au même titre qu’un avis client ou une recommandation.
Le Top 10 mélange dirigeants de grands groupes financiers, figures de la fintech et enseignants spécialisés, preuve que la taille de la structure ne fait pas tout dans ce classement :
Trois enseignements ressortent de ce podium. D’abord, les dirigeants de grands groupes assurantiels et bancaires (Crédit Mutuel/CIC, AXA, Aéma) occupent une place de choix, portés par une audience installée de longue date. Ensuite, la fintech (Revolut, paiements) place deux profils dans le Top 5, signe que ce secteur cultive une communication publique plus offensive que la finance traditionnelle. Enfin, et c’est le point le plus intéressant pour un cabinet d’expertise comptable, la première place du classement revient à un profil d’éducateur spécialisé (finance et IA), pas à un dirigeant de grand groupe : Céline Mansencal, enseignante DCG/DSCG, se classe même 6e, devant plusieurs dirigeants de groupes cotés. La régularité et la pédagogie comptent visiblement autant que la taille de l’entreprise derrière le profil.
Dans ce Top 100 France pour la catégorie Finance, Investing & Trading, Valentin Tonti Bernard, cofondateur de Liberall Conseil et entrepreneur spécialisé dans l’accompagnement des professions libérales, se classe 80e avec un score de 82.1. Une bonne place en soi, sur un classement qui mélange banquiers centraux, CEO de groupes cotés et créateurs de contenu financier généraliste, soit un périmètre beaucoup plus large que celui sur lequel Valentin Tonti Bernard publie réellement.
La donnée qui compte davantage se trouve dans la sous-catégorie « Accounting & Bookkeeping - France », où il occupe la 6e place. Sur son terrain réel, celui de la comptabilité et des professions du chiffre, il figure parmi les six voix les plus reconnues du pays selon Favikon. C’est cette position, plus étroite mais plus pertinente, qui parle directement aux dirigeants de cabinet et aux professionnels du secteur : un rang de niche resserré est un signal de crédibilité plus solide qu’un rang général dilué dans une catégorie dix fois plus large.

Le contraste entre le podium et la position de Valentin Tonti Bernard illustre un mécanisme que Favikon documente sans le nommer explicitement : la spécialisation bat la taille de l’audience. Un dirigeant de grand groupe hérite d’une audience quasiment de droit, du fait de sa fonction. Un professionnel indépendant ou un petit cabinet ne dispose pas de ce raccourci : sa seule option est de publier avec régularité sur un sujet précis, jusqu’à devenir la référence identifiée sur ce sujet précis, comme la 6e place de Céline Mansencal sur l’éducation DCG/DSCG le montre bien.
Liberall Conseil a documenté cette logique dans sa méthode PNAC (Positionnement, Notoriété, Acquisition, Conversion), qui place la notoriété comme la deuxième étape obligée avant toute stratégie d’acquisition client. Un classement Favikon n’est qu’une photographie de cette étape à un instant donné, pas un objectif en soi.
Pour un cabinet qui souhaite structurer sa présence sur LinkedIn plutôt que de publier au hasard, plusieurs ressources existent déjà chez Liberall Conseil : le guide LinkedIn pour experts-comptables détaille comment optimiser un profil et publier avec régularité, l’article sur comment développer son réseau professionnel complète l’approche côté mise en relation, et le guide sur comment passer dans les médias en tant qu’expert-comptable prolonge la logique au-delà de LinkedIn. Pour une méthode plus complète encore, le guide personal branding avocat et expert-comptable d’Ourama détaille comment construire cette marque personnelle pas à pas, et l’article réseaux sociaux pour expert-comptable donne des repères concrets pour structurer une ligne éditoriale.
Un classement externe comme celui de Favikon n’est ni un objectif à poursuivre pour lui-même, ni une vanity metric à écarter d’un revers de main. C’est un signal de crédibilité parmi d’autres, qui confirme ou infirme une stratégie de visibilité déjà engagée. La position de Valentin Tonti Bernard, modeste au classement général mais solide sur sa catégorie réelle, illustre exactement ce que la méthode PNAC recommande : se positionner d’abord sur un terrain précis, avant de viser une notoriété plus large. Pour un cabinet, la question à se poser n’est pas « comment entrer dans ce classement », mais « sur quelle catégorie précise voulons-nous être identifiés en premier ».
Structurer la visibilité LinkedIn des associés d’un cabinet ne s’improvise pas plus que sa stratégie d’acquisition. Liberall Conseil accompagne les cabinets d’expertise comptable et d’avocats dans la construction de leur notoriété, de la définition du positionnement jusqu’au pilotage de la présence en ligne. Parlons-en.



